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mercredi 27 mai 2020

Grandes découvertes - Séance 2


Le grand Montezuma

Bernard Diaz Del Castillo (1492-1585) fut un compagnon d'Hernan Cortés, l'Espagnol qui conquit le Mexique. Il explora le pays en 1519 et participa à la conquête de la capitale de l'empire aztèque en 1521. Cinquante ans plus tard, il fit le récit de ce voyage.

Cortés et son armée sont accueillis favorablement par Montezuma, empereur des Aztèques, à l’entrée de la ville nommée Tenochtitlán (devenue Mexico).

Le grand Montezuma s’avançait, superbement vêtu, comme il en avait l’habitude. Ses pieds étaient chaussés de sandales aux semelles d’or et enrichies de pierreries. Les quatre seigneurs qui se tenaient à ses côtés étaient aussi très brillamment vêtus. Outre ces seigneurs, d’autres, grands caciques1 s’occupaient à porter le dais2 qui recouvrait leurs têtes, tandis que quelques-uns encore s’avançaient devant Montezuma en balayant le sol sur lequel ses pieds devaient se poser, prenant soin de le couvrir de tapis afin qu’il ne foulât jamais la terre. Aucun de ces grands seigneurs n’osait lever les yeux sur lui.
[Plus tard, Cortés s’émerveille de l’architecture de la ville et entre dans un des temples consacrés aux dieux.]

Sur chaque autel s’élevaient deux masses comme de géants avec des corps obèses. Le premier, situé à droite, était, disait-on, Huichilobos, leur dieu de la guerre. Son visage était très large, les yeux énormes et épouvantables ; tout son corps, y compris la tête, était recouvert de pierreries, d’or, de perles grosses et petites adhérant à la divinité au moyen d’une colle faite avec des racines farineuses. Le corps était peint de grands serpents fabriqués avec de l’or et des pierres précieuses ; d’une main il tenait un arc et, de l’autre, des flèches. [...] Non loin se voyaient des cassolettes3 contenant de l’encens fait avec le copal4 ; trois cœurs d’Indiens, sacrifiés ce jour-là même, y brûlaient et continuaient avec l’encens le sacrifice qui venait d’avoir lieu. Les murs et le parquet de cet oratoire5 étaient à ce point baignés par le sang qui s’y figeait qu’il s’en exhalait une odeur repoussante.

BERNAL DÍAZ DEL CASTILLO, Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, 1575, traduction de Denis Jourdanet, © FM / La Découverte, 1980.
 
1 Cacique : chef indigène muni d'une fonction importante
2 Dais : pièce de tissu qui décore et protège du soleil
3 Cassolette : boite de métal dans laquelle on fait brûler des parfums
4 Copal : résine d'arbres tropicaux
5 Oratoire : ici, lieu destiné à la prière

Diego Rivera, La grande ville de Tenochtitlán, 1945, Palacio Nacional Mexico.

COMPRENDRE

  1. Repère dans le texte les détails qui montrent la richesse de l’empire aztèque.
  2. Comment les personnes se comportent-elles à l’égard de l’empereur ?
  3. Comme quoi celui-ci est-il considéré ?
  4. Quelle pratique, inhabituelle pour les Occidentaux, est relatée à la fin du texte ?

mercredi 13 mai 2020

Grandes découvertes – Séance 1


Aujourd'hui, nous allons entamer une nouvelle séquence, consacrée aux grandes découvertes de la Renaissance !
Pour ce faire, nous allons nous servir de la version numérique de votre manuel Cyclades.
Prenez une nouvelle page dans votre cahier et inscrivez, en gros et en rouge Les grandes découvertes : vers un Nouveau Monde.

Quelques repères historiques

À la fin du Moyen-Âge, les continents connus des Européens sont l’Asie (l’Inde, la Chine, le Japon nommé alors Cipango) et une partie de l’Afrique, essentiellement le nord (depuis l’Antiquité).
À partir de cette période, les progrès accomplis en navigation et en cartographie vont permettre de mieux connaitre le globe terrestre.
On peut relever notamment : l’astrolabe, le portulan et la caravelle.
  • L’astrolabe est destiné à reconnaitre la position des étoiles.
    Un astrolabe
  • Le portulan est le tracé des littoraux (école portugaise de cartographie patronnée par le roi Henri le Navigateur).
    Un portulan italien du XVIe siècle
  • La caravelle (milieu du XVe siècle), caractérisée par ses voiles triangulaires, est sensiblement plus légère que la lourde nef. Elle s’approche des côtes et ne craint pas le naufrage sur le fond grâce à sa coque allégée.

Contrairement à ce que croient parfois les élèves, le fait que la terre est ronde est connu depuis l’Antiquité, et n’a jamais été remis sérieusement en question.

Allez à cette adresse. Vous y trouverez le premier texte de notre séquence : un extrait du journal de bord de Christophe Colomb en personne !
Lisez attentivement ce texte ("Nouvelle terre à l'horizon") et, après avoir noté le titre Texte 1 - Christophe Colomb, répondez dans votre cahier aux questions 1, 3, 5, 6, 7 et 8.
Nous lirons vos réponses ensemble en classe virtuelle vendredi à 15h !

mercredi 6 mai 2020

As-tu été un lecteur attentif ?

https://www.loustal.nl/images2015/rots5.jpg
  1. Range dans l’ordre chronologique les principaux événements de l’histoire.
  • Vendredi initie Robinson à la vie sauvage.
  • Robinson sauve un jeune Indien.
  • Le naufrage de La Virginie.
  • Robinson civilise l’île.
  • La construction et l’échec de L’Évasion.
  • Robinson découvre le petit mousse caché à l’entrée de la grotte.
  • L’arrivée du Whitebird.
  • Robinson inculque la civilisation à Vendredi.
  • Vendredi part à bord du Whitebird.
  • L’explosion de la grotte.
  1. Qu'est-ce que Vendredi a appris à Robinson ? En quoi la vie que celui-ci a menée auprès de l’Indien l’a fait évoluer ?
Ta réponse doit être rédigée.
  1. Quelle idée du bonheur le roman défend-il ? Pour l'auteur de Vendredi ou La vie sauvage, qu'est-ce qu'une vie heureuse ?
Ta réponse doit être rédigée. Donne des exemples tirés de l'histoire pour justifier ta réponse.
  1. Qu'as-tu pensé de ce livre ?
Ta réponse doit être rédigée. Attention de ne pas te contenter de « j'ai bien aimé » ou « je n'ai pas aimé ». Donne un avis argumenté qui s'appuie sur ta lecture personnelle de l'œuvre.


jeudi 9 avril 2020

Vendredi ou La vie sauvage - Séance 5 (suite)


Solutions de la séance précédente

D'abord, merci à tous ceux qui ont proposé leurs réponses en commentaires ou par mail : beaucoup ont vu l'essentiel !
  • Comme vous l'avez tous vu, les expansions du nom en rouge sont bien des adjectifs : grand, blanc, plates, confortables, etc. J'ai « peint » de la même couleur les participes passés utilisés comme adjectifs, parce que ça revient au même : recouverts, assemblées, suspendus...

  • Les expansions en vert sont des compléments du nom : de galets, de palmiers, d'argile, en écailles, etc.
Quand un groupe de mots est utilisé pour compléter un nom, on appelle cela un complément du nom. Comme on peut l'observer dans notre texte, beaucoup sont introduits par de ou en.
  • Vous avez également été nombreux à remarquer que les expansions du nom en bleu contenaient un verbe (conjugué).
Ce ne sont pas seulement des « groupes verbaux » !
Regardez bien : ce sont des groupes mots organisés autour d'un verbe conjugué. On y trouve le verbe, son sujet et des compléments (d'objet, de temps, de moyen...).
Ex. : sur laquelle il disposa ensuite des feuilles
   Lieu     Sujet   V      Temps        COD
Comment appelle-t-on un groupe de mots organisés autour d'un verbe conjugué ?
Une proposition !

Ici, vous constatez que les éléments en bleu n'auraient plus aucun sens si on ne gardait qu'eux :  
* que Robinson n’avait plus connue depuis longtemps. = Ça ne veut rien dire !

C'est pourquoi on dit que ces propositions sont subordonnées. Elles ont besoin du reste de la phrase pour avoir un sens.

Ces propositions subordonnées complètent des noms comme le feraient des adjectifs : on les appelle relatives.

Retenons :
Les expansions du nom servent à compléter un nom. Elles peuvent être de différentes natures ; ça peut être :
  • des adjectifs ;
  • des compléments du nom (CdN) ;
  • des propositions subordonnées relatives.




vendredi 3 avril 2020

Vendredi ou La vie sauvage – Séance 5 (suite)

Commençons par répondre aux questions d'hier...
  1.  Si je te demandais de dessiner la maison de Robinson, quel texte utiliserais-tu pour réaliser ton image ? Pourquoi ?
    Tu choisirais, à n'en pas douter, le texte A : il est plus précis et donne bien plus d'informations que le B.
  2. Y a-t-il des fautes de français dans le texte B ?
    On ne peut pas dire qu'il y ait de véritables fautes de français mais il est plus pauvre.
  3. Pour dire les choses simplement, quel texte te paraît le plus intéressant ?
    Le texte A est plus intéressant car il stimule davantage l'imagination et explique précisément comment Robinson parvient à se construire une véritable maison avec les moyens dont il dispose.

Que remarques-tu dans la phrase suivante ?
« Il creusa d’abord un fossé rectangulaire qu’il meubla d’un lit de galets recouverts eux-mêmes d’une couche de sable blanc. »
  1. Recopie la phrase dans ton cahier en écrivant les trois noms communs de trois couleurs différentes.
    « Il creusa d’abord un fossé rectangulaire qu’il meubla d’un lit de galets recouverts eux-mêmes d’une couche de sable blanc. »
Te rappelles-tu comment on appelles les précisions qu'on ajoute à un nom ?
Ce sont des...expansions du nom !

Dans la phrase que tu as recopiée en utilisant différentes couleurs, on constate que chaque nom commun (fossé, lit, galets, couche et sable) est précisé par d'autres mots ou groupes de mots.
C'est ce qu'on appelle des expansions du nom.
On constate également qu'une expansion du nom peut elle-même être enrichie d'une expansion, un phénomène qui rappelle un peu les poupées russes.

Dans notre exemple :
  • le fossé est rectangulaire et il est meublé d'un lit...
    • d'un lit de galets...
      • Ces galets sont recouverts d'une couche...
        • d'une couche de sable...
          • et ce sable est blanc.
Tu dois donc retenir que les expansions du nom, c'est ce qu'on ajoute à un nom pour donner plus de précisions, plus de renseignements.

Il en existe de différentes sortes...

Voici le texte de Michel Tournier avec les expansions du nom signalées par différentes couleurs :
« Il situa sa maison près du grand cèdre au centre de l’île. Il creusa d’abord un fossé rectangulaire qu’il meubla d’un lit de galets recouverts eux-mêmes d’une couche de sable blanc. Sur ces fondements parfaitement secs et perméables, il éleva des murs en mettant l’un sur l’autre des troncs de palmiers. La toiture se composa d’une vannerie de roseaux sur laquelle il disposa ensuite des feuilles de figuier-caoutchouc en écailles, comme des ardoises. Il revêtit la surface extérieure des murs d’un mortier d’argile. Un dallage de pierres plates et irrégulières, assemblées comme les pièces d’un puzzle, recouvrit le sol sablonneux. Des peaux de biques et des nattes de jonc, quelques meubles en osier, la vaisselle et les fanaux sauvés de La Virginie, la longue-vue, le sabre et l’un des fusils suspendus au mur créèrent une atmosphère confortable et intime que Robinson n’avait plus connue depuis longtemps. »

Reconnais-tu la classe grammaticale des expansions en rouge ?
Que remarques-tu dans celles qui sont en vert ?
Que remarques-tu dans celles qui sont en bleu ?

Propose tes réponses dans la partie "Commentaires", au bas de cette leçon !


jeudi 2 avril 2020

Vendredi ou La vie sauvage – Séance 5


Aujourd'hui, nous allons nous servir du chapitre 7 de Vendredi ou La vie sauvage pour réviser une notion que nous avions déjà abordée à l'automne dernier.


Pour commencer, lis ces deux textes :



Texte A

« Il situa sa maison près du grand cèdre au centre de l’île. Il creusa d’abord un fossé rectangulaire qu’il meubla d’un lit de galets recouverts eux-mêmes d’une couche de sable blanc. Sur ces fondements parfaitement secs et perméables, il éleva des murs en mettant l’un sur l’autre des troncs de palmiers. La toiture se composa d’une vannerie de roseaux sur laquelle il disposa ensuite des feuilles de figuier-caoutchouc en écailles, comme des ardoises. Il revêtit la surface extérieure des murs d’un mortier d’argile. Un dallage de pierres plates et irrégulières, assemblées comme les pièces d’un puzzle, recouvrit le sol sablonneux. Des peaux de biques et des nattes de jonc, quelques meubles en osier, la vaisselle et les fanaux sauvés de La Virginie, la longue-vue, le sabre et l’un des fusils suspendus au mur créèrent une atmosphère confortable et intime que Robinson n’avait plus connue depuis longtemps. »



Texte B

Il situa sa maison près du cèdre au centre de l’île. Il creusa d’abord un fossé. Sur ces fondements il éleva des murs en mettant l’un sur l’autre des troncs. La toiture se composa d’une vannerie. Il revêtit la surface d’un mortier. Un dallage recouvrit le sol. Des peaux et des nattes, quelques meubles, la vaisselle et les fanaux, la longue-vue, le sabre et l’un des fusils créèrent une atmosphère.



  1. Si je te demandais de dessiner la maison de Robinson, quel texte utiliserais-tu pour réaliser ton image ? Pourquoi ?
  2. Y a-t-il des fautes de français dans le texte B ?
  3. Pour dire les choses simplement, quel texte te paraît le plus intéressant ?



Que remarques-tu dans la phrase suivante ?

« Il creusa d’abord un fossé rectangulaire qu’il meubla d’un lit de galets recouverts eux-mêmes d’une couche de sable blanc. »

  1. Recopie la phrase dans ton cahier en écrivant les trois noms communs de trois couleurs différentes.
  2. Souligne avec les mêmes couleurs les mots qui donnent des précisions sur ces trois noms communs.



Te rappelles-tu comment on appelles les précisions qu'on ajoute à un nom ?

Ce sont des...

  • extensions capillaires ?
  • expansions du nom ?
  • compléments d'objet ?



Réponse demain !







mercredi 1 avril 2020

Florilège !

Un florilège est un recueil de textes littéraires choisis pour leur beauté exceptionnelle.
Le mot vient de l'adjectif latin florilegus, "qui choisit les fleurs" (de flos "fleur" » et legere "cueillir, choisir").
Le verbe legere est devenu lire en français (et vous comprenez pourquoi choisir un candidat à l'occasion d'une élection, c'est l'élire).

Aujourd'hui, j'ai lu vos rédactions et j'en ai élu deux que je publie avec la gracieuse autorisation de leurs auteurs respectifs !

Voici la rédaction de Manon.
On appréciera l'usage de "rustines", un procédé déjà utilisé par de très grands écrivains ! 

Voici la rédaction de Sixtine
Durant cette période de confinement, je passe mes journées chez moi avec ma sœur, mes parents et mon chien.
J’ai dû apprendre à me réorganiser et m’adapter. Voici comment s’organise ma journée : après mon petit-déjeuner, je commence par une activité physique. Je débute par de la course, puis du vélo elliptique, enfin du renforcement musculaire, je fais ça trois fois par semaine. Après m’être bien dépensée, je me mets au travail. Puis nous mangeons tous les quatre ; cela change de la cantine étant donné que je ne mange plus avec mes amis. Souvent après le déjeuner, ma sœur et moi faisons une activité : de la cuisine, de la couture, du jardinage, du dressage avec mon chien. Ensuite nous retournons travailler. Enfin nous prenons le goûter ensemble, tous les quatre, ce qui est vraiment rare. Après le goûter, je retourne travailler. Puis nous mangeons ensemble, et après tout cela nous partageons un moment en famille : jeux de société, film…. 
Je respecte le rythme hebdomadaire, mes parents me réveillent relativement tôt afin de conserver les horaires du collège, mais le week-end je me repose. Cette situation me rappelle l’année dernière, car ma professeur de CM2 était absente pendant trois mois, j’avais dû à cette occasion, apprendre à travailler seule. À ce moment-là, je pouvais sortir, alors qu’aujourd’hui il est difficile de rester enfermée, mais heureusement nous avons un balcon et une petite terrasse.
 Ma mère me proposait souvent de faire du vélo lorsque le temps était ensoleillé. Je refusais souvent et aujourd’hui j’en rêve ! Je n’aurai jamais imaginé que ce confinement allait avoir un impact aussi important sur notre vie, qu’il faudrait sortir avec des attestations, que faire les courses ou des promenades seraient règlementé.
Cette situation est une source d’inquiétude et de manque, mais il y a aussi de bons côtés. 
Tout d’abord, je ne veux plus entendre parler du Covid-19, mon père regarde tellement les informations que j’en ai une sorte d’indigestion ! 
Je m’inquiète pour mes grands-parents car les parents de mon père sont dans une résidence de service, et les personnes travaillant dans cette résidence sont des personnes plus jeunes, qui peuvent être porteurs sains et leur transmettre la maladie. Les parents de ma mère sont loin d’ici, ils ont des problèmes de santé liés à leur âge, et j’ai bien compris qu’ils résisteraient moins bien en cas d’infection par ce virus. Mes amis me manquent, discuter avec eux, prendre de leurs nouvelles... Certains cours me manquent aussi. Heureusement nous pouvons communiquer entre nous grâce à nos téléphones portables.
 Je remarque aussi que c’est difficile de rester toute la journée avec ma sœur parce qu’elle ne respecte pas mon espace personnel, et pourtant je suis heureuse à d’autres moments de pouvoir jouer et échanger avec elle. Le confinement change notre mode vie, on ne fait plus de surconsommation, on est attentif à ne plus gaspiller la nourriture, l’eau…..On se lave bien les mains, on fait attention à nos proches. La ville est devenue silencieuse, et je trouve cela agréable. Notamment pour travailler à la maison, c’est plus calme par rapport à la classe et on a le temps. Je peux m’organiser comme je le veux, mais on doit être plus autonome. Heureusement qu’il y a les devoirs, ils occupent notre temps. 
Je passe plus de moments avec mes parents, nous pouvons diner ensemble, en effet mon père rentre alors que nous sommes déjà couchées d’habitude. 
Le confinement rend certaines situations plus compliquées et plus comiques aussi : cela m’a amusée quand mes parents avaient préparé toute une stratégie pour ne pas être contaminés ou contaminer les aliments, quand ils étaient allés faire les courses.
Après se confinement aurons-nous changé notre mode de vie ?

Ces deux excellents travaux prouvent, une fois de plus, que la qualité d'un travail d'expression écrite n'a rien à voir avec sa longueur. C'est pourquoi, lorsqu'il vous est proposé de composer un texte, ne commencez pas par vous demander combien de lignes il faut écrire ; concentrez-vous plutôt sur ce que vous avez à dire !




lundi 30 mars 2020

Vendredi ou La vie sauvage – Séance 4


Lors de la séance précédente, nous nous étions interrogés sur les chapitres 6, 7 et 8 du roman.

Chapitre 6 – Le désespoir

Que fait Robinson après l'échec de L'Évasion ?
Découragé, triste et fatigué, il lui vient l'idée de faire comme les pécaris : il passe des journées entières nu dans la boue.
Pourquoi est-ce dangereux ?
Cette boue dégage des vapeurs toxiques qui agissent comme une drogue sur son imagination. Au début, elles lui permettent d'oublier ses malheurs et de se replonger dans un passé plus ou moins réel. Mais un jour, il lui vient une hallucination (il croit voir un bateau au loin, transportant sa sœur pourtant morte des années auparavant) et il échappe de peu à la noyade.
Quelle est la solution de Robinson pour échapper aux dangers du désespoir ?
Robinson comprend que cette vie paresseuse va le rendre fou. Il renonce à quitter son île et se décide à en faire un lieu civilisé. C'est le travail qui sauve Robinson.

Chapitres 7 et 8 – Robinson civilise son île

Robinson travaille activement pour faire de son île un lieu adapté à la vie humaine :

Travaux
pour aménager l’espace
Robinson dresse la carte géographique de l’île.
Il construit un enclos.
Il cultive des terres.
Il construit sa maison.
Il protège son domaine avec des fortifications.

Travaux
pour organiser le temps
Robinson se fabrique une horloge à eau (appelée clepsydre).
Il compte les jours sur son mât-calendrier.
Il s'impose un emploi du temps.

Travaux
pour instaurer une société
Robinson rédige une Charte, une loi fondamentale qui édicte les comportements autorisés.


Quel nom Robinson donne-t-il à son île ? Quelle est la signification de ce mot ? 
« il dressa la carte géographique de l’île et il inscrivit au-dessous le nom qu’il venait de lui donner : Speranza, ce qui veut dire l’espérance, car il était décidé à ne plus jamais se laisser aller au désespoir. » (p. 32)

Qui Robinson a-t-il le bonheur de retrouver quelques jours après la première récolte de blé ? Quelle faculté humaine Robinson va-t-il récupérer grâce à ce compagnon ?
Peu après sa première récolte, Robinson retrouve Tenn, le chien de La Virginie. Grâce à lui, Robinson va renouer avec... le sourire !
Qui sont les mystérieux visiteurs ?
Ces mystérieux visiteurs sont des Indiens araucans. Ils viennent sur l'île de Robinson pour y pratiquer des sacrifices humains !

Pour demain, mardi 31 mars, vous remplirez la petite évaluation téléchargeable sur l'ENT.
Vous verrez, ce n'est pas bien compliqué !










vendredi 27 mars 2020

Vendredi - Solutions de la séance 2


Vérifie que tu as bien lu les chapitres 2 et 3 en reliant chaque question de la colonne A à sa réponse donnée dans la colonne B :
Solution : 1-D2-F3-B4-E5-A6-C
1. Que s’est-il passé entre le chapitre 1 et le chapitre 2 ?
D. Il y a eu le naufrage du bateau.
2. Robinson a-t-il été blessé dans la tempête ?
F. Robinson est sain et sauf.
3. Quels éléments prouvent que la tempête a été violente ?
B. Beaucoup d’arbres sont tombés et des poissons morts, des coquillages, des algues sont éparpillés sur la plage.
4. Quel animal Robinson tue-t-il ?
E. Il tue un bouc sauvage.
5. Qu’est-ce qui attire les vautours ?
A. C’est le cadavre du bouc.
6. Comment Robinson se nourrit-il ?
C. Il mange des coquillages brisés, des racines de fougère, des noix de coco, des œufs de poissons et de tortues.

2- Sur ton cahier, recopie à présent le résumé ci-dessous en le complétant avec les informations de la colonne B.

Après le naufrage de La Virginie, Robinson se réveille sain et sauf, malgré une vive douleur à l’épaule. Sur l’île, des mouettes volent dans le ciel ; des poissons morts, des coquillages, des algues jonchent le sol. Un bouc sauvage se trouve sur son passage. Pris de peur, Robinson l’assomme avec un gros morceau de bois. Parcourant l’île, il découvre une grotte au milieu de nombreux rochers. Des vautours apparaissent pour se jeter sur le cadavre du bouc dont Robinson a découpé un beau morceau de viande au préalable. Puis il ramasse quelques coquillages brisés / noix de coco / racines de fougère pour se nourrir.

L'île de Robinson vue par une élève de 5B.
L'île de Robinson vue par un élève de 5B.


jeudi 26 mars 2020

Vendredi ou La vie sauvage – Séance 3


Un pécari
Réponds à ces questions dans ton cahier ; tes réponses doivent être brèves mais bien rédigées. 
La séance d'aujourd'hui devrait te prendre une quarantaine de minutes.

Chapitre 6 – Le désespoir 

 

      1. Que fait Robinson après l'échec de L'Évasion ?
  1. Pourquoi est-ce dangereux ?
  2. Quelle est la solution de Robinson pour échapper aux dangers du désespoir ?

 

 

 

 Chap. 7 et 8 – Robinson civilise son île

Relis les chapitres 7 et 8 pour dresser la liste des travaux effectués par Robinson pour civiliser l’île. Puis complète le tableau suivant.

Travaux pour aménager l’espace
Travaux pour organiser le temps
Travaux pour instaurer une société
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………
………………………………

  1. Quel nom Robinson donne-t-il à son île ? Quelle est la signification de ce mot ?
  2. Qui Robinson a-t-il le bonheur de retrouver quelques jours après la première récolte de blé ? Quelle faculté humaine Robinson va-t-il récupérer grâce à ce compagnon ?
  3. Qui sont les mystérieux visiteurs ?


mardi 24 mars 2020

Vendredi ou La vie sauvage – Séance 2



Avant de commencer, prends ton cahier. Recopie en rouge le numéro et le titre de la séance. Souligne-les.

Vérifie que tu as bien lu les chapitres 2 et 3 en reliant chaque question de la colonne A à sa réponse donnée dans la colonne B :

A
B
1. Que s’est-il passé entre le chapitre 1 et le chapitre 2 ?
2. Robinson a-t-il été blessé dans la tempête ?
3. Quels éléments prouvent que la tempête a été violente ?
4. Quel animal Robinson tue-t-il ?
5. Qu’est-ce qui attire les vautours ?
6. Comment Robinson se nourrit-il ?
A. C’est le cadavre du bouc.
B. Beaucoup d’arbres sont tombés et des poissons morts, des coquillages, des algues sont éparpillés sur la plage.
C. Il mange des coquillages brisés, des racines de fougère, des noix de coco, des œufs de poissons et de tortues.
D. Il y a eu le naufrage du bateau.
E. Il tue un bouc sauvage.
F. Robinson est sain et sauf.

Sur ton cahier, recopie à présent le résumé ci-dessous en le complétant avec les informations de la colonne B.
Fais attention à ton orthographe et à ton écriture pendant que tu réalises cet exercice.

Après ….., Robinson se réveille….. malgré une vive douleur à l’épaule. Sur l’île, des mouettes volent dans le ciel ; ….. jonchent le sol. Un ….. se trouve sur son passage. Pris de peur, Robinson l’assomme avec un gros morceau de bois. Parcourant l’île, il découvre une grotte au milieu de nombreux rochers. Des vautours apparaissent pour se jeter sur ….. dont Robinson a découpé un beau morceau de viande au préalable. Puis il ramasse quelques ….. pour se nourrir.

Lis à présent cet extrait du chapitre 2 :

Après plusieurs heures de marche laborieuse, Robinson arriva au pied d’un massif de rochers entassés en désordre. Il découvrit l’entrée d’une grotte, ombragée par un cèdre géant ; mais il n’y fit que quelques pas, parce qu’elle était trop profonde pour pouvoir être explorée ce jour-là. Il préféra escalader les rochers, afin d’embrasser une vaste étendue du regard. C’est ainsi, debout sur le sommet du plus haut rocher, qu’il constata que la mer cernait de tous côtés la terre où il se trouvait et qu’aucune trace d’habitation n’était visible : il était donc sur une île déserte. Il s’expliqua ainsi l’immobilité du bouc qu’il avait assommé. Les animaux sauvages qui n’ont jamais vu l’homme ne fuient pas à son approche. Au contraire, ils l’observent avec curiosité.

Vocabulaire
laborieuse : difficile, fatigante.
ombragée : qui est dans l’ombre.
un cèdre : arbre dont la résine est très odorante.
embrasser : Attention, ce verbe signifie ici « voir dans son ensemble ».
cerner : entourer, faire le tour.

Lis à présent cet extrait du chapitre 3 :

Réveillé par les premiers rayons du soleil levant, Robinson commença à redescendre vers le rivage d’où il était parti la veille. Il sautait de rocher en rocher et de tronc en tronc, de talus en talus et de souche en souche, et il y trouvait un certain plaisir parce qu’il se sentait frais et dispos après une bonne nuit de sommeil. En somme sa situation était loin d’être désespérée. Certes, cette île était apparemment déserte. Mais cela ne valait-il pas mieux que si elle avait été peuplée de cannibales ? En outre elle paraissait assez accueillante avec sa belle plage au nord, des prairies très humides et sans doute marécageuses à l’est, sa grande forêt à l’ouest, et, en son centre, ce massif rocheux que perçait une grotte mystérieuse et qui offrait un point de vue magnifique sur tout l’horizon.

Vocabulaire
le rivage : bande de terre (ou de sable) qui longe la mer.
talus : petite pente
dispos : reposé.
des cannibales : hommes qui mangent d’autres hommes.

  • En t'aidant de ces deux extraits, dessine sur ton cahier une carte de l'île.
  • Prends cette carte en photo.
  • Envoie cette photo à schneeblettres@gmail.com !

lundi 23 mars 2020

Expression écrite !

Décris en deux paragraphes ta vie depuis la mise en place du confinement.
  • Dans un premier paragraphe, tu décriras les conditions dans lesquelles tu traverses cette période : où ? Avec qui ? Comment les journées s'organisent-elles ? etc.
  • Dans le second paragraphe, tu diras ce que tu ressens, ce que ça te fait d’être obligé(e) de rester à la maison. Peut-être y vois-tu aussi de bons cotés ? Peut-être est-ce plus difficile que tu ne le pensais au départ ? Peut-être que ça ne ressemble pas du tout à ce que tu aurais pu imaginer au départ ? etc.

Les textes seront à envoyer lundi 30 mars à l'adresse schneeblettres@gmail.com
N'hésitez pas à me poser des questions à cette même adresse ou dans la partie "Commentaires" au bas de cet article.

La meilleure méthode pour produire un texte qui intéressera les lecteurs et fera du bien à l'auteur est sans doute d'écrire un peu tous les jours, de noter les idées comme elles viennent ; peut-être observerez-vous une évolution dans vos sentiments au fil des jours ?
Ce qui compte, c'est de prendre un temps chaque jour pour mettre des mots sur ce qu'on ressent.

Les meilleurs textes seront publiés (avec l'aimable autorisation de leurs auteurs) sur ce site !



Corrigé de la séance "Incipit"


Pour commencer, voici les réponses aux questions que je vous avais posées la semaine dernière...

Présentation du héros


Comment s’appelle le héros ?

Le héros se nomme Robinson.

→ On ne peut évidemment s'empêcher de penser au célèbre Robinson Crusoé, le naufragé solitaire imaginé par l'écrivain anglais Daniel Defoe.



À quel siècle vit-il ?

L'histoire débute en 1759 : nous sommes donc au XVIIIe siècle. «  On était au milieu du XVIIIe siècle »



Que sait-on sur sa situation familiale ?

«  Robinson avait laissé à York sa femme et ses deux enfants ».



Où vivait le héros avant son voyage ? Indique la ville et le pays.

«  Robinson avait laissé à York sa femme et ses deux enfants ». York se trouve en Angleterre.
York, en Angleterre.


Où le héros veut-il se rendre ? Pourquoi veut-il aller là-bas ?

« Robinson avait laissé à York sa femme et ses deux enfants, pour explorer l’Amérique du Sud et voir s’il ne pourrait pas organiser des échanges commerciaux fructueux entre sa patrie et le Chili ».


Un voyage en bateau


Comment s’appelle le navire sur lequel s’est embarqué Robinson ?

La galiote sur laquelle s'est embaréqu Robinson s'appelle La Virgine.



Comment s’appelle le capitaine de ce bateau ?

Le capitaine se nomme van Deyssel



Relève les groupes de mots qui permettent de désigner le bateau.

« une galiote hollandaise, un bateau plutôt rond (…) lourd et peu rapide, mais d’une stabilité extraordinaire par mauvais temps. »

« La Virginie »

« le navire »


Quel cap le bateau a-t-il franchi pour contourner le continent américain ?

Le Cap Horn, à la pointe de l'Amérique du Sud. C'est un des passages les plus dangereux de la planète pour la navigation. Il y souffle des vents redoutables, qui créent des vagues gigantesques.


Quel adjectif indique que ce cap est dangereux ?

« le terrible cap Horn »



À quel endroit le bateau est-il surpris par la tempête ?

Elle remonte vers Valparaiso.



La tempête



Quel jour la tempête se déclenche-t-elle ?

Le 29 septembre 1759.


Dans le premier paragraphe, quels sont les trois signes qui annoncent la tempête ?

  • Le ciel noircit tout à coup ;
  • des feux Saint-Elme annoncent un violent orage ;
  • un coup de vent fait éclater l’une des voiles comme un ballon.

Conclusion

D’après l’explication de texte que tu viens de faire, explique à quoi sert, selon toi, le premier chapitre d’un roman.
Le début d'un roman – qu'on appelle incipit – doit fournir au lecteur les informations nécessaires à la bonne compréhension de ce qui va suivre. Il doit situer l'intrigue dans un temps, dans un lieu, nous présenter les personnages, leurs caractéristiques, leurs buts, etc.
Ici, on remarque que Michel Tournier présente le point de départ de son récit d'une manière très simple et très directe – tu as dû t'en apercevoir en répondant aux questions (c'était facile, non?).